Le blocus de Berlin
Le blocus de Berlin
Le blocus de Berlin
TexteLa réforme monétaire (20 et 21 juin 1948)
L'introduction du Deutsche Mark (18 juin 1948)
ImageLe 18 juin 1948, les autorités occidentales décident, dans leurs trois zones d'occupation respectives, d'appliquer une réforme monétaire qui introduit le Deutsche Mark et dont le but est de relancer l'économie d'après-guerre.
La Une du périodique allemand Kölnische Rundschau sur la naissance du Deutsche Mark (19 juin 1948)
TexteLe 19 juin 1948, le périodique allemand Kölnische Rundschau titre sur la naissance du Deutsche Mark et commente la réforme monétaire introduite en Allemagne occidentale.
"Le mark allemand" dans Kölnische Rundschau (19 juin 1948)
TexteLe 19 juin 1948, commentant la naissance du Deutsche Mark, le périodique allemand Kölnische Rundschau analyse les conséquences de la réforme monétaire introduite en Allemagne de l'Ouest.
Première loi sur la réforme monétaire (20 juin 1948)
TexteLe 20 juin 1948, une première loi sur la réforme monétaire dans les zones d'occupation américaine, britannique et française détaille les conditions de la mise en place de la nouvelle monnaie allemande, le Deutsche Mark.
La réforme monétaire en Allemagne (20-21 juin 1948)
VidéoLes 20 et 21 juin 1948, une loi sur la réforme monétaire dans les zones d'occupation américaine, britannique et française donne naissance à la nouvelle monnaie allemande, le Deutsche Mark.
Déclaration tripartite sur l'extension de la réforme monétaire à Berlin-Ouest (24 juin 1948)
TexteLe 24 juin 1948, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni annoncent l'extension de la réforme monétaire et l'introduction du mark allemand dans les secteurs occidentaux de la ville de Berlin.
Note du gouvernement soviétique aux États-Unis, au Royaume-Uni et à la France (3 octobre 1948)
TexteLe 3 octobre 1948, le gouvernement soviétique adresse aux États-Unis, à la France et au Royaume-Uni, une note pour dénoncer la réforme monétaire effectuée par les Alliés occidentaux dans leur zone de contrôle respective à Berlin.
La réaction dans l'Union soviétique
Mesures visant à protéger la zone soviétique (Juin 1948)
TexteEn juin 1948, les autorités soviétiques promulguent une série de mesures visant à bloquer le ravitaillement des zones occidentales de Berlin en réaction à la réforme monétaire introduite en Allemagne par les Alliés occidentaux.
Déclaration du Maréchal Sokolovski (Juin 1948)
TexteEn juin 1948, le maréchal Vassili Sokolovski, commandant en chef de la zone d'occupation soviétique en Allemagne, condamne la réforme monétaire introduite par les Alliés occidentaux dans leur zone d'occupation et promulgue une série de mesures restrictives à l'encontre du nouveau Deutschmark.
Note des États-Unis à l'Union soviétique (26 septembre 1948)
TexteLe 26 septembre 1948, dans une note adressée par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni à l'Union soviétique, les trois Alliés occidentaux font part de leur mécontentement suite au blocus de Berlin et de leur volonté de porter l'affaire devant le Conseil de sécurité des Nations unies.
Lettre du Maréchal Sokolovski au Général Clay (22 juin 1948)
TexteLe 22 juin 1948, le maréchal Vassili Sokolovski, commandant en chef de la zone d'occupation soviétique en Allemagne, prévient son homologue américain, le général Lucius Clay, des réactions de son gouvernement contre la réforme monétaire introduite dans la zone d'occupation occidentale en Allemagne.
Message de l'Administration militaire soviétique en Allemagne (Berlin, juin 1948)
TexteEn juin 1948, dans un message adressé à la population berlinoise, l'Administration militaire soviétique en Allemagne dénonce la réforme monétaire entreprise par les Alliés occidentaux dans leur zone d'occupation respective.
"Deux réformes monétaires" dans Soviet news (1er juillet 1948)
TexteLe 1er juillet 1948, le périodique soviétique Soviet news fustige la réforme monétaire entreprise par les autorités occidentales, qui vise à introduire une nouvelle unité de compte, le Deutschmark, dans leurs trois zones d'occupation respectives.
"Potsdam, Berlin et le plan Marshall" dans Luxemburger Wort (26 juin 1948)
TexteLe quotidien luxembourgeois Luxemburger Wort s'interroge sur le but poursuivi par l'URSS par le blocus, le 24 juin 1948, des voies d'accès vers Berlin-Ouest.
Robert Murphy, Un diplomate parmi les guerriers
TexteDans ses Mémoires, l'ancien diplomate américain Robert Murphy se souvient de la décision prise le 24 juin 1948 par l'URSS de couper les voies d'accès à Berlin-Ouest et évoque l'ambiance dans la ville pendant cette période.
Le blocus de Berlin (24 juin 1948 au 12 mai 1949)
Déclaration de Vassili Sokolovski (20 mars 1948)
TexteLe 20 mars 1948, le maréchal soviétique Vassili Sokolovski annonce à Londres la rupture de l'Union soviétique avec les Alliés occidentaux sur la question allemande et confirme son refus de siéger à l'avenir aux réunions du Conseil de contrôle interallié.
"Le bluff rouge" dans Daily Mail (2 avril 1948)
TexteLe 2 avril 1948, le quotidien britannique Daily Mail dénonce la décision de l'Union soviétique de ne plus participer à l'avenir aux réunions du Conseil de contrôle interallié et s'inquiète des risques d’affrontements entre les Alliés occidentaux et Moscou, en cas de verrouillage par les Soviétiques des voies d'accès à Berlin.
Caricature de Woop sur les dangers du communisme et la crise de Berlin (2 avril 1948)
ImageLe 2 avril 1948, les Soviétiques commencent à entraver les communications terrestres entre les zones occidentales et Berlin-Ouest, en multipliant les contrôles, en ralentissant le trafic et en procédant à des blocages ponctuels. Face à ces premières pressions exercées sur Berlin, le caricaturiste Woop met en lumière la menace que le communisme et l’attitude de Staline font peser sur la paix mondiale.
Caricature d'Illingworth sur la gravité de la situation internationale à Berlin (5 avril 1948)
Image"Duel à têtes d'épingles". Le 5 avril 1948, face à la détérioration de la situation internationale à Berlin, le caricaturiste britannique Leslie Gilbert Illingworth souligne l'opposition grandissante entre le bloc de l'Ouest et le bloc de l'Est et évoque les risques d'un conflit majeur entre les deux grandes superpuissances que sont les États-Unis et l'Union soviétique. De gauche à droite, le président américain Harry Truman et le leader soviétique Joseph Staline.
Le blocus de Berlin (1948-1949)
CarteCarte indiquant les secteurs de la ville de Berlin bloqués par l'Union soviétique à partir du 24 juin 1948 ainsi que les voies empruntées par le pont aérien établi par les forces occidentales jusqu'au 12 mai 1949.
Misère économique à Berlin (1948)
ImageLe blocus de Berlin provoqué par l'Union soviétique le 24 juin 1948 provoque une pénurie de vivres qui oblige la population berlinoise à cultiver ses propres fruits et légumes.
"Blocus et diplomatie" dans Le Monde (11 juillet 1948)
TexteQuelques jours après le début, le 24 juin 1948, du blocus de Berlin, le quotidien français Le Monde analyse les conséquences éventuelles du blocus sur les pourparlers en cours entre l'Union soviétique, les États-Unis et le Royaume-Uni au sujet de l'occupation quadripartite de la ville.
Lettres de Albert Wehrer à Joseph Bech (1er et 12 juillet 1948)
TexteLes 1er et 12 juillet 1948, Albert Wehrer, chef de la mission luxembourgeoise auprès du Conseil de Contrôle Allié à Berlin adresse plusieurs lettres à Joseph Bech, ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, dans lesquelles il décrit la situation de tensions régnant à Berlin après le verrouillage par les Soviétiques des voies d'accès à l'ancienne capitale allemande.
Note des États-Unis à l'Union soviétique (6 juillet 1948)
TexteDeux semaines après le début du blocus de Berlin par l'URSS le 24 juin 1948, les États-Unis adressent au gouvernement soviétique une note dans laquelle ils expriment leur détermination à soutenir la population de Berlin contre les pressions soviétiques.
Le blocus de Berlin (24 juin 1948 au 12 mai 1949)
Caricature de Woop sur la réactions des Etats-unis, de la France et du Royaume-uni au blocus de Berlin (7 juillet 1948)
ImageLe 7 juillet 1948, le caricaturiste Woop met en scène un événement diplomatique marquant: la remise simultanée, par les gouvernements des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni, d’une note officielle de protestation aux représentants de l’Union soviétique dans leurs capitales respectives. Cette démarche coordonnée s’adresse aux ambassadeurs soviétiques Alexandre Bogomolov, en poste à Paris, Gueorgui Zaroubine, à Washington, et Alexandre Paniouchkine, à Londres. Par cette action commune, les puissances occidentales expriment leur opposition au blocus de Berlin instauré par l’URSS et exigent sa levée immédiate.
Note du gouvernement de l'URSS (14 juillet 1948)
TexteLe 14 juillet 1948, dans une lettre adressée aux gouvernements américain et britannique, les autorités soviétiques accusent les Alliés occidentaux d'avoir violé les accords quadripartites sur le contrôle de Berlin.
Aide-mémoire de la France, des États-Unis et du Royaume-Uni (30 juillet 1948)
TexteLe 30 juillet 1948, dans un aide-mémoire adressé aux autorités soviétiques de Berlin, les représentants américain, anglais et français dénoncent les explications fournies par Moscou au sujet du verrouillage des voies d'accès à Berlin.
Caricature sur le blocus de Berlin (juillet 1948)
Image"Über den Linden". En juillet 1948, le périodique satirique allemand Der Tintenfisch illustre la politique hégémonique de l'Union soviétique à Berlin et le désir non-voilé de Moscou de voir les Alliés occidentaux quitter l'ancienne capitale allemande.
Note verbale des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni adressée à Staline (3 août 1948)
TexteLe 3 août 1948, les gouvernements des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni remettent à Joseph Staline une note dans laquelle ils demandent à l'Union soviétique de mettre fin au blocus militaire de Berlin.
"La querelle pour l’Allemagne" dans Il nuovo Corriere della Sera (1er juillet 1948)
TexteLe 1er juillet 1948, le quotidien italien Il nuovo Corriere della Sera montre comment le blocus de Berlin s'inscrit dans la logique de la Guerre froide et s'interroge sur l'avenir de l'Allemagne.
Caricature de Szewczuk sur le difficile règlement de la question du statut de Berlin (1er juillet 1948)
Image"L'épreuve de force." Le 1er juillet 1948, après la mise en place du blocus de Berlin par les Soviétiques, le caricaturiste Mirko Szewczuk illustre "l'épreuve de force" entre l'Union soviétique et les Alliés occidentaux (États-Unis, Royaume-Uni, France) au sujet du statut de la ville.
Caricature de Lang sur la position des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni face au blocus de Berlin (17 juillet 1948)
Image"Notes sur notes - N'ai pas peur - nous allons tellement le nourrir de notes jusqu'à ce qu'il n'ait plus envie de toi..." Le 17 juillet 1948, quelques semaines après le début du blocus de Berlin, le caricaturiste allemand Lang ironise sur la nature de la réponse des Alliés occidentaux face à la menace réelle que fait peser l'Union soviétique sur la ville de Berlin.
Caricature de Shepard sur la position des Alliés occidentaux face au blocus de Berlin (28 juillet 1948)
Image"Les trois intrépides-Soyons tous intrépides". En juillet 1948, le caricaturiste britannique Ernest Howard Shepard souligne la volonté des Alliés occidentaux à faire front uni contre la décision des autorités soviétiques de bloquer l'accès aux zones occidentales de Berlin.
Lettre du délégué permanent de la France au Conseil de sécurité (Paris, 20 septembre 1948)
TexteLe 20 septembre 1948, Alexandre Parodi, délégué permanent de la France au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU), exprime à Trygve Lie, premier secrétaire général de l'ONU, le souhait qu'a la France de voir le Conseil de sécurité intervenir sur la question du blocus de Berlin.
Joseph Staline, Après la victoire
TexteEn octobre 1948, Joseph Staline accorde au quotidien communiste soviétique Pravda une interview dans laquelle il expose sa vision du blocus de Berlin et dénonce la politique agressive du bloc occidental à l'encontre de l'URSS.
Entretien avec le Maréchal Vassili Sokolovski dans Soviet news (5 octobre 1948)
TexteLe 5 octobre 1948, répondant aux questions de journalistes Est-allemands, le maréchal Vassili Sokolovski, commandant en chef de la zone d'occupation soviétique en Allemagne, évoque les causes de la crise de Berlin.
"Après l'échec d'une médiation" dans Le Figaro (27 octobre 1948)
TexteLe 27 octobre 1948, André François-Poncet, ancien ambassadeur de France en Allemagne, dénonce dans le quotidien conservateur français Le Figaro la politique soviétique à l'encontre de Berlin et appelle à la fin du blocus de la ville allemande.
"Des biscuits chauds" dans Der Spiegel (30 avril 1949)
TexteLe 30 avril 1949, le magazine Ouest-allemand Der Spiegel analyse les relations diplomatiques américano-soviétiques au moment du blocus de Berlin, de mai 1948 à juin 1949.
Vincent Auriol, Journal du septennat: extrait sur le blocus de Berlin
TextePremier président de la IVème République française, Vincent Auriol s'inquiète en 1948 des conséquences du blocus de Berlin. Favorable à un accord avec l'Union soviétique pour détendre la situation, il se refuse à cautionner la politique américaine.
Le pont aérien (26 juin 1948 au 30 septembre 1949)
Le pont aérien (1948)
ImageLe blocus imposé, du 24 juin 1948 au 12 mai 1949, par l'Union soviétique autour des secteurs occidentaux de Berlin oblige les Alliés occidentaux à organiser un pont aérien et des couloirs de vol précis pour les avions qui approvisionnent la ville isolée.
Le fonctionnement du pont aérien (1948)
ImageSchéma du pont aérien de Berlin indiquant les directions et les altitudes de vol des avions alliés.
Planification du pont aérien vers Berlin (1948)
ImageEn 1948, les pilotes de la marine et de l'armée de l'air américaines se réunissent à la base aérienne de Rhein-Main, en Allemagne, pour un briefing commun sur les missions et les itinéraires de vol du jour pendant le pont aérien de Berlin.
Déchargement des avions sur l'aérodrome de Tempelhof (1948)
ImageEn 1948, à l’aéroport de Tempelhof, à Berlin-Ouest, les avions de transport sont déchargés à un rythme soutenu pendant le blocus de Berlin. Cette scène illustre l’intensité du pont aérien de Berlin (opération « Vittles »), gigantesque effort allié visant à ravitailler la ville après la coupure de toutes les voies terrestres par l’Union soviétique. Jour et nuit, les avions américains et britanniques — principalement des C-47 et des C-54 — apportent vivres, charbon et médicaments, permettant à Berlin-Ouest de survivre et devenant le symbole de la détermination des Alliés face à la pression soviétique.
L'aérodrome de Tempelhof lors du blocus de Berlin (1948)
ImageEn 1948, sur l’aérodrome de Tempelhof, à Berlin-Ouest, les avions de transport de l’US Air Force se succèdent en file ordonnée pour être déchargés sans interruption dans le cadre de l’opération « Vittles », menée pendant le blocus soviétique de Berlin.
Organisation du déchargement des avions lors du blocus de Berlin (1948-1949)
ImageLe capitaine W. R. A. Bateman du Royal Army Service Corps (RASC) donne des instructions à l'aviateur Jenkins à l'aide d'une maquette pour lui montrer le positionnement des avions sur l'aérodrome de Gatow, dans le secteur britannique de Berlin. Le capitaine Bateman a conçu cette maquette afin d'améliorer l'efficacité des opérations de déchargement à Gatow, garantissant ainsi que les avions puissent être traités et redéployés aussi rapidement que possible. Le RASC, une unité logistique de l'armée britannique, a joué un rôle crucial dans le pont aérien de Berlin, en coordonnant la livraison et la distribution de fournitures pour soutenir Berlin-Ouest pendant le blocus soviétique qui a débuté en juin 1948. La photo reflète la planification méticuleuse et le travail d'équipe qui ont fait du pont aérien l'une des plus grandes réalisations logistiques de l'après-guerre.
Planification conjointe des opérations du pont aérien de Berlin par la RAF et l'US Air Force (1948-1949)
ImagePendant le pont aérien de Berlin, des officiers de l'armée de l'air britannique et américaine examinent un plan d'opération détaillant les itinéraires et les altitudes de tous les avions entrant et sortant de la région de Berlin. Le commandant d'escadron F. B. Moss, du contrôle des opérations de la Royal Air Force, s'entretient avec le capitaine J. R. Markey de l'armée de l'air américaine à Lunebourg. Cette ville située dans le secteur britannique de l'Allemagne était un lieu clé pour les opérations militaires britanniques soutenant le pont aérien vers Berlin
Déchargement d'avions britanniques à l'aéroport de Gatow (Berlin, 1948)
ImageEn 1948, à la base RAF Gatow, des civils allemands aident à décharger des provisions d'un Douglas Dakota du Royal Air Force Transport Command pendant le pont aérien de Berlin, contribuant ainsi à approvisionner Berlin-Ouest pendant le blocus. Royal Air Force Gatow était une base aérienne militaire britannique située dans le quartier de Gatow, au sud-ouest de Berlin, et a joué un rôle clé dans le pont aérien de Berlin.
Caricature allemande sur les enjeux du pont aérien vers Berlin (8 juillet 1948)
ImageLe blocus imposé, du 24 juin 1948 au 12 mai 1949, par l'Union soviétique autour des secteurs occidentaux de Berlin oblige les Alliés occidentaux à organiser un pont aérien et des couloirs de vol précis pour les avions qui approvisionnent la ville isolée. En juillet 1948, le caricaturiste du quotidien allemand Frankfurter Rundschau souligne les enjeux du pont aérien, qui vise tout d’abord à ravitailler Berlin, mais surtout de façon symbolique à sauver l'Europe de la menace soviétique.
Caricature de Shepard sur les enjeux du pont aérien vers Berlin-Ouest (14 juillet 1948)
Image"L'ornithologue". En juillet 1948, face au blocus de Berlin provoqué par les autorités soviétiques, le caricaturiste britannique Ernest Howard Shepard ironise sur les vaines tentatives de Moscou pour arrêter le pont aérien mis en place par les Alliés occidentaux afin de ravitailler Berlin-Ouest.
Le pont aérien (26 juin 1948 au 30 septembre 1949)
Caricature de Woop sur la position soviétique lors du blocus de Berlin (20 juillet 1948)
Image« Le général Rokossovski ». Dans une caricature datée du 20 juillet 1948, Woop représente la réaction soviétique lors du blocus de Berlin en suggérant l’arrivée de Konstantin Rokossovski à Berlin pour diriger les opérations. Maréchal de l’Union soviétique et figure majeure de la Seconde Guerre mondiale, il s’est notamment illustré lors de batailles déterminantes comme Stalingrad, Koursk et l’offensive finale sur Berlin en 1945.
"En direct du pont aérien" dans The Daily Telegraph (4 août 1948)
TexteLe 4 août 1948, le lieutenant-général Hugh Gray Martin, correspondant militaire du quotidien britannique The Daily Telegraph témoigne des différentes étapes dans l'organisation et le fonctionnement du pont aérien vers les zones occidentales de Berlin.
Avions alignés pour décoller dans le cadre du pont aérien de Berlin (18 août 1948)
ImageLe 18 août 1948, des avions C-47 chargés de vivres et de fournitures destinés à la population de la ville de Berlin-Ouest, bloquée par les Russes, sont alignés et prêts à décoller.
Caricature d'Illingworth sur le pont aérien vers Berlin (15 septembre 1948)
ImageLe 15 septembre 1948, commentant le pont aérien mis en place par les Alliés occidentaux pour ravitailler Berlin-Ouest, le caricaturiste britannique Leslie Gilbert Illingworth ironise sur la nouvelle mission des pilotes anglais de la Royal Air Force, héros de la bataille d'Angleterre qui, trois ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, doivent s'envoler vers Berlin pour y acheminer des denrées alimentaires.
"100 jours de pont aérien" dans Süddeutsche Zeitung (25 septembre 1948)
TexteLe 25 septembre 1948, après 100 jours de pont aérien, le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung évoque les nombreuses difficultés liées à la mise en place d'une aide financière pour les secteurs occidentaux de la ville de Berlin isolée par le blocus établi par les forces soviétiques depuis le 24 juin 1948.
Des jeunes enfants jouent au « pont aérien » près de la base aérienne de Tempelhof
ImageDes jeunes Berlinois qui vivent près de la base aérienne de Tempelhof, où les avions de transport de l'armée de l'air américaine déchargent leurs fournitures, jouent à un jeu appelé « Luftbrucke » (pont aérien). Ils utilisent des modèles réduits d'avions américains vendus dans les magasins de jouets allemands de tout le secteur ouest de Berlin.
Caricature d'Illingworth sur le blocus de Berlin (27 septembre 1948)
Image"Défense de passer, Joe!" Le 27 septembre 1948, le caricaturiste britannique Leslie Gilbert Illingworth souligne l'efficacité du pont aérien ravitaillant les secteurs occidentaux de Berlin momentanément isolés par le blocus établi par les forces soviétiques le 24 juin 1948. Du bas vers le haut : Joseph Staline, premier secrétaire du Parti communiste de l'Union soviétique; Viatcheslav Molotov, ministre soviétique des Affaires étrangères; Andreï Vychinsky, représentant permanent de l'Union Soviétique au conseil de sécurité des Nations Unies, qui essaient vainement de stopper le flux discontinu d'avions venant ravitailler Berlin-Ouest.
Discours d'Otto Grotewohl (1er novembre 1948)
TexteLe 1er novembre 1948, Otto Grotewohl, président du Parti socialiste unifié (SED), prononce un discours dans lequel il condamne la création du pont aérien par les puissances occidentales et présente le blocus de Berlin par l'Union soviétique comme une invention occidentale.
L'efficacité du pont aérien (1949)
ImageEn février 1949, les Alliés occidentaux montrent avec fierté la millionième tonne de vivres distribuée dans les secteurs occidentaux de Berlin momentanément isolés par le blocus établi par les forces soviétiques le 24 juin 1948.
Caricature de Szewczuk sur le pont aérien de Berlin (1949)
ImageEn 1949, le caricaturiste Mirko Szewczuk illustre la manière dont le général américain Lucius D. Clay, organisateur du pont aérien, passe outre le blocus soviétique autour de Berlin-Ouest.
Vous avez vécu cela: le pont aérien de Berlin (RTL, 6 janvier 1961)
SonDu 24 juin 1948 au 12 mai 1949, plus de 270.000 vols seront nécessaires pour ravitailler les secteurs occidentaux de Berlin dont les autorités soviétiques ont décidé le blocus suite à une réforme monétaire initiée par les Américains, les Britanniques et les Français.
Harry S. Truman, Mémoires
TexteDans ses Mémoires, l'ancien président américain Harry S.Truman se souvient des conséquences du blocus soviétique des secteurs occidentaux de Berlin en juin 1948 et décrit le pont aérien mis en place par les Alliés occidentaux pour ravitailler Berlin-Ouest.
La levée du blocus (12 mai 1949)
La fin du du blocus de Berlin (12 mai 1949)
ImageEn mai 1949, le succès du pont aérien allié a forcé l'Union soviétique à lever, le 12 mai 1949, le blocus des voies d'accès vers les secteurs occidentaux de la ville de Berlin. Sur la photo, des pilotes américains se réjouissent du succès du pont aérien et fêtent l'annonce de la levée du blocus par les forces soviétiques.
La levée du blocus de Berlin (12 mai 1949)
ImageEn mai 1949, les habitants de Berlin-Ouest et les forces occidentales se réjouissent de la normalisation de la situation et du succès du pont aérien qui a forcé l'Union soviétique à lever, le 12 mai 1949, le blocus des voies d'accès vers les secteurs occidentaux de la ville.
Ordre Numéro 56 de l'administration militaire soviétique (9 mai 1949)
TexteLe 9 mai 1949, l'administration militaire soviétique en Allemagne détaille les mesures concernant la levée du blocus de Berlin pour le 12 mai 1949.
Communiqué des Quatre Puissances sur la levée du blocus de Berlin (Paris, 4 mai 1949)
TexteLe 4 mai 1949, à l'issue de longues négociations, les représentants des gouvernements des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de l'Union soviétique adoptent un communiqué annonçant la levée du blocus de Berlin pour le 12 mai 1949.
"Bénéfice" dans Het Parool (5 mai 1949)
TexteLe 5 mai 1949, à quelques jours de la levée par les Soviétiques du blocus de Berlin, le quotidien néerlandais Het Parool s'intéresse aux conséquences du blocus pour l'Union soviétique et l'Europe occidentale.
"Une minute après minuit" dans Süddeutsche Zeitung (12 mai 1949)
TexteLe 12 mai 1949, le journal allemand Süddeutsche Zeitung commente la levée du blocus de Berlin par l'Union soviétique et s'interroge sur l'avenir de la division quadripartite de la ville.
"Berlin après le blocus" dans The Manchester Guardian (7 juillet 1949)
TexteLe 7 juillet 1949, le quotidien britannique de gauche The Manchester Guardian décrit les conséquences économiques d'une levée du blocus de Berlin et décrit l'afflux de produits de consommation dans la capitale allemande.
Fin du blocus de Berlin (Septembre 1949)
ImageEn septembre 1949, à la base aérienne Rhein-Main de Francfort, en Allemagne, un équipage du 330e escadron de transport de troupes prend connaissance avec joie de la levée officielle du blocus de Berlin, tandis que leur C-54 Skymaster est chargé pour une nouvelle mission d'approvisionnement à Berlin. Malgré la fin du blocus le 12 mai 1949, les opérations de transport aérien se poursuivent pendant plusieurs mois afin de reconstituer les réserves de ravitaillement de Berlin-Ouest. Sur la photo (de gauche à droite) : le sergent Claude Richeson de San Antonio, au Texas, mécanicien navigant ayant participé à 62 missions « Vittles » ; le lieutenant James R. Davis de Los Angeles, en Californie, vétéran de 110 missions ; et le capitaine Alfred J. Rumburg, pilote, de Phoenix, en Arizona, qui a effectué 90 missions à Berlin.