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Après une autre Guerre Mondiale déclenchée par le chef de l'État, ce pays d'Europe de l'est connaît de multiples déchirures. En effet, suite à la deuxième guerre mondiale, l'Allemagne subit une profonde séparation, elle est divisée en quatre à la conférence de Postdam, puis en deux suite au blocus de l'URSS: l'Allemagne de l'Est dirigé par les soviétiques (RDA) et l'Allemagne de l'Ouest contrôlé par les occidentaux (RFA). De ce fait, les idéaux n'était pas les mêmes et cela créait une certaine tension entre les deux parties. Dû à une mauvaise qualité de vie, les habitants de la République démocratique d'Allemagne fuyaient massivement vers l'Allemagne de l'Ouest. Mécontent de cette émigration intense, le dirigeant de la république démocratique d'Allemagne, Khrouchtchev, décida que la meilleure solution était d'ériger un mur, d'abord fait de barbelés, puis de béton. Quels ont été les conséquences du mur de Berlin? Dans cette perspective, nous allons expliquer les enjeux entourant le mur de Berlin par ces trois concepts : la conférence de Potsdam et ses impactes, les conflits Est-Ouest, et la chute du mur de Berlin. Le 26 juillet 1945, suite à la défaite de l'Allemagne à la deuxième guerre mondiale, les trois Alliés : les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union soviétique, se rencontrèrent à la ville de Potsdam pour déterminer le sort de celle-ci. Plusieurs décisions prisent par ces pays sans le consentement de l'Allemagne, ont eu de graves répercussions internationalement. Tout d'abord, il fut décidé que l'Allemagne et l'Autriche seraient divisées en quatre zones d'occupation. Aussi, l'Allemagne perdit vingt-cinq pourcent de son territoire au profit de l'URSS que de la Pologne. Celle-ci fut démilitarisée et désarmée ainsi que dénazifiée de tous les programmes de propagande nazie. De plus, le gouvernement serait décentralisé et répartit au sein des quatre zones d'occupation. Pour ce qui est du cas de Berlin, celui-ci sera séparé en quatre parties et par la suite, en deux parties puisque les Occidentaux «s'allièrent» ensemble contre les Soviétiques qui représentaient une menace. En effet, l'idéologie soviétique voulait la propagation du communisme à travers l'Allemagne, c'est pourquoi, l'URSS était favorable à la division du pays. Cette division faisait en sorte d'affaiblir le pays et comme une partie était sous la tutelle de l'URSS, la possibilité de l'expansion de cette idéologie en serait faciliter. Du côté des Capitalistes, ceux-ci cherchaient à éviter le communisme par une démocratisation de l'Allemagne. D'ailleurs, la stratégie des Américains prônait cette idéologie, c'est pourquoi ils ont mis en place le plan Marshall qui prêtait de l'argent aux pays susceptibles de tomber dans le communisme. La conférence de Postdam fut donc décisive pour l'avenir de l'Allemagne. Dès la construction du mur de Berlin, de fortes propagandes furent inventées pour mettre le pays contre l'Allemagne de l'Ouest. Parmi celles-ci, il y a celles instaurées dans les écoles dans lesquelles on enseignait les visions communistes sur divers sujets. Comme les habitants n'avaient aucun contact que ce soit culturel, scientifique ou un simple lien avec les évènements qui survenaient à l'extérieur du pays, la propagande eut raison de plusieurs personnes. (Heller, 1965, p. 223-229) Puis, une tension croissante entre l'Est et l'Ouest se fit connaitre et Erich Honecker n'aida pas la situation. Effectivement, il ordonna aux gardes du mur de Berlin, d'abattre tous les personnes qui tenteraient de franchir le mur. C'est uniquement vers la fin de la guerre froide qu'Honecker fut accusé d'homicide et exilé au Chili. De plus, en octobre 1961, les habitants des deux camps vivaient dans la peur qu'une guerre éclate. Des diplomates américains voulaient passés la frontière pour aller à Berlin-Est, mais l'accès leur fut refusé par des gardes est-allemands. Ce petit événement finit par s'amplifier et la situation prit un tournant inattendu. Une confrontation «pacifique» entre les chars américains et soviétique eu lieu dans un passage appelé «Checkpoint Charlie». Kennedy et Khrouchtchev évitèrent de se confronter sous la pression de se détruire mutuellement. Malgré le mur qui bloquait le passage à tous les intrus, les citoyens de l'Est trouvèrent différents moyens pour traverser de l'autre côté de la ville, souvent au péril de leur vie. La frontière qui divisait Berlin suivait parfois des trajectoires où les murs des maisons faisaient partis intégrante de la division. C'est grâce à ces habitations que plusieurs personnes réussirent à fuir leur État communiste. En fait, certaines portes d'édifices s'ouvraient vers l'Ouest tandis que les fenêtres étaient à l'Est. À l'aide de draps noués, des familles entières s'évadèrent par les fenêtres. (Levy, 2003, 16-17) Tout le long du conflit, la RFA était vue comme le pays pantin des États-Unis, ceux-ci décidaient d'avance de l'avenir du pays. La RDA, quant à elle, était le pion de l'URSS qui endoctrinait le pays entier, tout en gardant l'Allemagne de l'Est prisonnière. Ce dernier fait est représenté par le costume orange que porte l'allemand de l'Est. Cela est illustré dans la caricature faite sur Köhler, le neuvième président de la République Fédérale Allemande, en 1959. Cette caricature montre l'importance qu'avait la séparation de Berlin, durant le contexte de la guerre froide. En effet, comme c'est écrit dans la description de l'image «Rassemblement devant le mur de Berlin» et fut expliqué lors de la conférence auquel nous avons assisté, Berlin fut l'un des importants enjeux durant le conflit entre les États-Unis et l'URSS. Aussi, les deux États ne reconnaissaient pas l'autre et affirmaient, chacun de leur côté que la véritable Allemagne : c'était leur pays. Le fait que les pays qui dirigeaient les deux Allemagne étaient en pleine guerre froide, l'un contre l'autre, n'améliorait pas du tout la relation entre l'Est et l'Ouest. En fait, les tensions entre Berlin Est et Ouest continuèrent jusqu'à la chute du mur de Berlin. En 1985, Mikhaïl Gorbatchev prit le pouvoir en Union soviétique. Les différentes étapes qui ont permis d'abattre le mur de Berlin se développèrent à son arrivé. Ce politicien voulait réformer l'État tout en préservant le communiste. Grâce à lui, l'intégration de deux nouveaux concepts fut réalisée au sein du pays : la glasnost, liberté d'information, d'expression et de vote, et la perestroïka, réforme économique interne du communisme. Il abandonna aussi l'emprise soviétique sur les politiques des autres pays du Bloc de l'Est. Grâce à cette autonomie politique, le gouvernement polonais devint non-communiste et la Hongrie autorisa des réfugiés est-allemands à immigrer en Autriche. Par ailleurs, Gorbatchev était très apprécié par le peuple allemand de l'ouest. Les journaux propageaient l'espoir aux allemands que la guerre froide allait se terminer. En plus, lors d'une entrevu, Gorbatchev déclara : «Le Mur pourra disparaître quand les conditions qui ont crée son besoin auront disparu.» En d'autres mots, pour Gorbatchev, la fin de la guerre froide signifierait l'abolition du mur de Berlin. Peu à peu, le mur de la honte s'effaçait et les allemands de l'Est s'acharnaient sur la frontière de l'Hongrie. Des gens défilaient dans la ville de Leipzig et réclamaient le droit de voyager librement en Occident. La situation était pire dans la ville de Dresde. La gare avait été attaquée par des jeunes qui voulaient fuir le pays en train. En octobre 1989, le quarantième anniversaire de la RDA était célébré à Berlin-Est. Le dirigeant communiste Erich Honecker participait à cet événement. Lors d'une parade célébrant le pourvoir est-allemand, le peuple protesta en interpelant le nom de «Gorby». Honecker ne pouvaient rien faire pour les en empêcher. Ayant perdu le soutient de Gorbatchev, il démissionne et fut immédiatement remplacé par Egon Krenz. Dans la nuit du 9 novembre, les dirigeants de la RDA ne purent rien faire pour empêcher la chute du mur de Berlin. Les visas étaient obligatoires pour franchir le mur, mais dû aux rumeurs laissant croire que la séparation entre les deux Berlin était abolie, l'excitation était à son comble. Les gardes, n'ayant reçus aucun ordre, regardèrent sans bouger les habitants des deux côtés se mélanger. C'était la surprise générale, tous s'extasiaient en apprenant cette nouvelle qui se répandit très vite au sein de l'Allemagne. Finalement, le 10 novembre 1989, le mur de la honte se fit démolir, tout d'abord, par la foule puis, par les autorités. Cet évènement fut très important pour les berlinois puisqu'il signifiait le retour de leur pleine liberté. (Levy, 2003, p.20-25) Pour conclure, le premier concept expliqué, démontre que l'Allemagne a été divisée sans son consentement en quatre parties distinctes. Les doctrines politiques étaient si divergentes qu'elles entrèrent en conflit. Cela créa une tension grandissant entre les deux Puissances : l'URSS et les États-Unis. Ceux-ci s'allièrent avec des pays partageant les mêmes idéologies politiques, c'est-à-dire, le communisme et le capitalisme, la séparation fut décidée durant la conférence de Postdam qui eut lieu le 26 juillet 1945. Suite à une confrontation entre ces deux géants (le blocus de Berlin), les Occidentaux s'allièrent pour former la République Fédérale Allemande. L'URSS répliqua en créant la République Démocratique d'Allemagne. Puis, devant le nombre grandissant de berlinois qui quittaient l'Est pour l'Ouest, le gouvernement de la RDA décida de construire un mur pour séparer Berlin. Cette division fut cruciale pour Berlin. Cela entraina des conflits entre les deux camps. La propagande répandit, sur le côté soviétique, de mauvaises images de l'autre Allemagne et les inculqua dès l'enfance à ses habitants. Aussi, l'armée qui protégeait la frontière, était autorisée à tirer sur toutes personnes tentant de s'enfuir du pays. En plus, celle-ci avait refusé le passage à des diplomates américains, ce qui causa presqu'une guerre entre les deux partis. Puis, l'arrivé du politicien, Gorbatchev amena de grands changements au sein de l'Allemagne. D'ailleurs, la démission du dirigeant communiste Honecker facilita la tâche aux berlinois, et ils purent effectuer les étapes menant à la destruction du mur de Berlin. C'est ainsi que fut démoli le mur de la honte, mais peut-on dire qu'il l'est réellement, ou subsiste-il dans leur tête. Aujourd'hui encore, le pays est séparé virtuellement puisqu'il y a toujours une différence visible entre les deux Allemagne d'autrefois. LEVY, Pat. La chute de Berlin : 9 novembre 1989.Éditions Gamma. Bonneuil-les-Eaux, 2003. 47 p. DEANE, et David HELLER. Le mur de Berlin. Édition France-EMPIRE. Paris. 1965. 253 p. DOMINIC, Roy. Histoire du XXe siècle : perspectives internationale. Avenue Dumbar Mont-Royal : Modulo éditeur, 2003. p.174-186

Nos documents

"Potsdam, Berlin et le plan Marshall" dans Luxemburger Wort (26 juin 1948)

"Effondrement" dans Le Monde (11 novembre 1989)

Interview de Jean-Jacques Kasel: les doutes liés aux conséquences de la chute du mur de Berlin (Sanem, 4 septembre 2007)

La chute du mur de Berlin (Berlin, 9 novembre 1989)

Rassemblement devant le mur de Berlin (13 août 1962)

Caricature de Behrendt sur la RDA (1988)

Willy Brandt (1961)

Verrouillage de Berlin (13-14 août 1961)

Le mur de Berlin (1961)

Caricature de Köhler sur les relations entre la RFA et la RDA (1956)

Mémorandum de Konrad Adenauer sur la sécurité de la RFA (29 août 1950)

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