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La deuxième Guerre mondiale terminée, les productions agricoles et minières ont presque cessé en Europe. La population est inquiète face à la pénurie alimentaire et au taux de chômage élevé. De plus, les Européens éprouvent une certaine difficulté monétaire. Du coup, ce manque de dollars (dollars gaps) les empêche d'acheter des biens et matériaux essentiels à la reconstruction des pays ravagés par la guerre et de se remettre sur pieds économiquement puisque l'Europe est ruinée. C'est suite à ces difficultés que George Marshall, Général et homme politique américain, énonce un discours à l'université de Harvard où il déclare la nécessité d'offrir une aide à l'Europe. (Encyclopédie Encarta, Plan Marshall) Son discours s'inspire de la doctrine Truman qui propose d'aider financièrement et militairement les pays qui font face à des pressions communistes. Le plan Marshall est un programme qui vise à reconstruire les dégâts causés par la seconde Guerre mondiale en Europe. Le plan donne à l'Europe une somme de treize milliards de dollars de 1948 à 1952, dont onze milliards sont des dons. (Histoire des États-Unis, 1997, p.229). Grâce au plan Marshall, l'Europe va subir moins de pressions de la part des soviétiques. De plus, le plan favorise un développement intensifié du capitalisme. Quant aux États-Unis, avec la mise en place de ce plan, ils ont pour objectif de venir en aide économiquement à l'Europe pour que les pays puissent reconstruire leurs mécanismes économiques et faciliter les exportations. Politiquement, l'idée est de stopper l'expansion du communisme au pouvoir. Toutefois, le but principal des États-Unis est de renouer leurs liens forts avec leurs principaux clients. L'Europe de l'Ouest accepte le plan Marshall, tandis que le bloc de l'Est l'a catégoriquement refusé. Suite à ces deux décisions opposées, on constate une certaine scission entre l'Europe. De ce fait, des tensions entre le bloc Est et les États- Unis sont crées. Les positions des pays européens des blocs de l'Est et de l'Ouest face au plan Marshall seront démontrées à travers ce texte. L'Europe de l'Ouest était réceptive au plan Marshall car elle était persuadée de son utilité. Elle avait besoin d'aide à plusieurs niveaux et c'est pourquoi elle a acceptée l'offre. Le 5 juin 1947, George Marshall avait en tête un plan bien précis lors de son discours. Celui-ci ainsi que les États-Unis ne voulaient pas que l'Europe demeure dans un état critique car ils ne voulaient pas perdre leur gros poisson. La proposition du secrétaire d'État voulait que le plan s'accompagne d'une unification concrète de l'Europe. L'aide ne s'adressait pas à une nation particulière mais bien à l'ensemble européenne. Dès le départ, anglais et français ont trouvés l'offre très alléchante d'où l'invitation dans le cadre d'une conférence. Cette seconde conférence, qui s'est déroulée à Paris à partir du 12 juillet 1947, rassemblait toute les nations qui étaient prête à recevoir de l'aide de la part des États-Unis (Dominic Roy, 2003, Histoire du XXème siècle p.182-183 ).[1] Ces nations étaient des nations d'Europe de l'Ouest car bien sûr l'Europe de l'Est n'en voulait pas. Ces nations sont: La France, le Royaume-Uni, l'Irlande, l'Italie, le Portugal, l'Islande, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, la Grèce, la Suisse, la Turquie, l'Autriche, le Danemark, la Suède, la Norvège et à partir de 1949, l'Allemagne de l'Ouest. Le projet est officiellement signé le 22 septembre 1947(Dominic Roy, 2003, Histoire du XXème siècle p.182-183 ).[2] Ces conférences se terminent par la création d'un Comité de Coopération Économique Européenne (CCEE) qui a pour but de remettre un bilan de l'aide demandé aux États-Unis. La plupart de ces pays n'ont à ce moment aucune idée de l'ampleur de la chose et n'avait même pas une idée concise de leur économie. Les représentants ont alors estimé un montant d'environ 28 milliards de dollars. Devant ce chiffre excessif, Washington refusa la demande considérée trop élevée. Suite à ça, la CCEE devant cette tâche trop ardue fit rapidement place à l'Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE qui est assez similaire au CCEE au niveau des représentants) sous la gouverne du premier ministre belge, Paul-Henri Spaak, le 16 avril 1948. Cette organisation a une structure administrative stable dont un conseil regroupant les membres et le président (Paul-Henri Spaak), un conseil exécutif constitué de 5 membres permanents et de membres non-permanent et d'un secrétariat général confiné à un certain Robert Marjolin, politicien et diplomate français(www.nouvelle-europe.eu).[3] Leur tâche est toujours de faire l'estimation du montant et biens exigés aux américains. Le congrès baisse la demande à 17 milliards mais le montant reçu par les États-Unis dès le mois d'avril 1948 se chiffre finalement à 13 milliards, environ 85% du montant est calculé comme don non-remboursable (Dominic Roy, 2003, Histoire du XXème siècle p.182-183 .).[4] Les pays qui ont les plus gros montant sont la Grande-Bretagne et la France pour des montants d'environs 3 milliards et d'approximativement 2,7 milliards. Les montants attribués à l'Italie, aux Pays-Bas et l'Allemagne sont d'à peu près 1,5 milliards, 1 milliards et 1,3 milliards. Les autres pays ayant reçu l'aide économique ont reçu des montants dans les millions. Ces montants ont été redistribués principalement dans le secteur agro-alimentaire, dans le domaine de l'énergie, dans la production de matériels finis et semi-finis et dans la construction de véhicules et mécaniques (http://books.google.ca, Atlas des États-Unis).[5] De toute évidence les États-Unis ont posés leurs conditions et voulaient toujours le dernier mot. Comme ils voulaient absolument que les nations s'unifient avant leurs dons, les européens ont été encouragés à lancer une séries d'alliances tel que l'union douanière nordique ( Danemark, Islande, Suède, Norvège), une union douanière franco-italienne, l'annexion de la région du Benelux à la France, une union douanière globalisée des 17 nations plus celle du Canada, de l'Australie, de l'Hindoustan, du Pakistan et de la Nouvelle-Zélande( www.nouvelle-europe.eu).[6] La Grande-Bretagne fait elle aussi sa part en acceptant la proposition d'une fédération de l'Europe Occidentale en décembre 1947 et un peu plus tard, une Union Occidentale incluant bien sûr La Grande-Bretagne et la France (le Benelux aussi puisqu'il fait partie de la France). En 1948, le pacte de Bruxelles est signé entre la France, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume-Uni et la Belgique qui a pour but de prêter pour chacun des signataires une assistance en cas d'agression ou d'attaques futures dirigées contre un autre pays(www.ena.lu).(7) Durant le mois de mai de la même année, la création du Conseil de l'Europe est la continuité du pacte mais celui-ci vise l'annexion de l'Italie, de l'Irlande et des Scandinaves (www.ena.lu).(8) Durant les premières années du plan Marshall, il y a eu d'énormes retombées positives. La production globale de biens et services a augmentée d'un quart de 1947 à 1949, le secteur agroalimentaire a traversé l'impasse, le commerce extérieur a retrouvé sa notoriété d'avant la guerre et cela constitue une très bonne chose. Le bloc Ouest était largement en faveur du plan Marshall et avec raison puisque celui-ci a apporté une bonne remonté d'après guerre. Afin de décider quel pays bénéficiera du plan Marshall, une conférence a eu lieu dans la ville parisienne. Molotov fut invité à cette conférence ainsi que trois autre personnes. Après six jours de consultations, il décide finalement de rejeter l'offre et faire face aux américains. Selon les soviétiques, ce plan est refusé en désignation de la souveraineté nationale. Pour l'URSS ce plan est semblable au plan Truman, c'est une autre façon de faire pression politique sur le dollar. Ce refus entraîna le refus de plusieurs autre pays du Bloc de l'Est (Albanie, Yougoslavie, Pologne, Bulgarie, Finlande, Roumanie et Hongrie) la Tchécoslovaquie qui revient sur sa décision suite à la pression de Moscou. Le refus des soviétiques accentua la rupture des deux blocs. (Histoire de la construction européenne de 1945 à nos jours, 2004, p.36) (9) Afin de se réintégré et de lutter contre les États-Unis et la reconstruction des pays de l'Est, l'URSS impose le CAEM (Conseil d'assistance économique mutuelle) une organisation qui agit comme un anti-plan Marshall, ce qui permet à l'URSS de s'allier avec les pays de l'Est et de prendre des décisions pour ces pays. Les décisions se prenaient principalement dans la ville de Moscou. Ce plan devient efficace seulement vers 1959. La Roumanie refuse en 1961 les taches imposées par le CAEM. L'URSS n'intervient pas militairement dans cette discision puisque la Roumanie est fidèle au soviétique. De plus, durant le mois de septembre 1947, l'URSS invoqua le Kominform qui fut créé par des parties communistes.(10) Le Kominform avait pour objectif de contrôler étroitement les transformations politiques et idéologiques des partis communistes. Cette organisation ne dure pas très longtemps, en effet elle perd de la valeur suite à la mort de Staline. Celle-ci se dissout en 1956. Durant cette même année, 1947, l'URSS réplique avec la doctrine Jdanov afin de s'opposer à l'impérialisme américain. Réuni en Pologne, Andreï Jdanov énonce la division du monde en deux : le camp socialiste de l'URSS et impérialiste des États-Unis. (Encyclopédie Universalis, Doctrine Jdanov). Ces à l'aide de cette doctrine que débute les tensions entre les deux grandes puissances. L'URSS ne voulait pas être soumis à l'impérialisme américain et c'est pourquoi ils refusèrent et s'opposèrent sans honte au plan Marshall. D'après nos constatations, nous pouvons bel et bien conclure que le plan Marshall a été bien accueilli par l'Europe occidentale et a frappé un mur pour ce qui est des soviétiques (les pays européens communistes).Le plan à empêcher certains pays de se tourner vers le communisme. Les ravages de la deuxième guerre mondiale obligeaient les pays européens à recevoir une aide extérieur. En général, le plan Marshall a eu de bonnes répercussions sur les pays qui y ont participés. L'Europe a connu une augmentation de croissance qui serait supérieur à 70% ce qui a fait monté les économies à long terme des pays utilisateur. Les États-Unis ont profité de cette situation pour se mettre au premier plan sur la scène internationale et se présenté comme les héros de la situation et pour ainsi imposer la culture américaine. Ce plan était conçu pour éviter un déficit et une crise économique américaine. Ils (les américains) devaient entre autre se débarrasser du surplus de leurs produits dont certaines de ces marchandises n'étaient pas de bonne qualité. Le plan a inspiré d'autres offensives d'approches économiques américaines. Bien sûr, pas dans le même contexte mais l'idée en arrière plan est présente car présentement nous sommes sous cette domination américaine qu'a connu en quelque sorte l'Europe occidentale. Citons même comme exemple le fait que la Géorgie a exprimée le fait qu'elle aurait besoin « d'un nouveau plan Marshall pour relancer l'économie».(11) Ce plan a vraiment eu un impact majeur puisqu'il a engendré comme dit auparavant la dislocation de l'Europe tel qu'on la connaît. C'est là qu'on a clairement vu divergence d'opinions et d'intérêts des deux camps. Qui sait, sans le plan Marshall, il n'y aurait peut-être pas eu de guerre froide… Bibliographie 1.Dominic Roy, 2003, Histoire du XXème siècle p.182-183 2. Dominic Roy, 2003, Histoire du XXème siècle p.182-183 3 .Nouvelle Europe, http://www.nouvelle- europe.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=158&Itemid=64 http://books.google.ca ( En ligne), page consultée le 25 novembre 2008 4. Dominic Roy, 2003, Histoire du XXème siècle p.182-183 5. Atlas des États-Unis. http://www.ena.lu/discours_joseph_bech_lors_signature_traite_bruxelles_bruxelles_17_mars_1948-010004974.html. ( En ligne), page consultée le 26 novembre 2008 6. Nouvelle Europe, http://www.nouvelle- europe.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=158&Itemid=64 http://books.google.ca ( En ligne), page consultée le 25 novembre 2008 7. Ena-lu. http://www.ena.lu/discours_joseph_bech_lors_signature_traite_bruxelles_bruxelles_17_mars_1948-010004974.html ( En ligne), page consultée le 26 novembre 2008 8. Ena-lu. http://www.ena.lu/discours_joseph_bech_lors_signature_traite_bruxelles_bruxelles_17_mars_1948-010004974.html ( En ligne), page consultée le 26 novembre 2008 9. Thérèse Bitsh, Histoire de la construction européenne de 1945 à nos jours p.36. 10.Larousse. http://www.larousse.fr/ref/divers/Kominform-_127794.htm. ( En ligne), page consultée le 30 novembre 2008 11. Le figaro. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/08/29/01011-20080829FILWWW00233-georgie-un-plan-marshall-.php. ( En ligne) page consultée le 26 novembre 2008

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Affiche autrichienne sur le plan Marshall

Affiches sur le plan Marshall

Annonce du plan Marshall (Harvard, 5 juin 1947)

"L'aide financière du plan Marshall" dans L'Aurore (15 décembre 1948)

Discours de Paul-Henri Spaak: le rejet du Plan Marshall par l'URSS (Luxembourg, 13 mars 1948)

"Des Cinq aux Seize" dans Le Phare Dimanche (21 mars 1948)

Déclaration de Molotov (Paris, 2 juillet 1947)

Signature de l'accord sur l'aide financière des États-Unis à la France (Paris, 28 juin 1948)

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