cvce.eu
 

Recherche
avancée
  • Votre feed-back
  • Contact & accès
  • Conditions d'utilisation
FR | EN
  • Accueil
  • CVCE
    • Le CVCE
    • Etudes européennes
    • Humanités numériques
    • Actualités
    • Outils de communication
    • Travailler au CVCE
  • Recherche
    • Plateforme Recherche
    • Corpus de recherche
  • Éducation
    • Plateforme Éducation
    • Dossiers thématiques
    • Événements historiques
    • Organisations européennes
    • Albums publics
  • Histoire orale

ÉVÉNEMENTS HISTORIQUES

Introduction
 
1945-1949 L'ère des précurseurs
 
1950-1956 La formation de l'Europe communautaire
 
1957-1968 Succès et crises
 
1969-1979 Crises et relance
 
1980-1986 L'élargissement vers le Sud et l'Acte unique européen
 
1987-1997 L'Union européenne dans une Europe en mutation
 
1998-2009 L'unification de l'Europe
 
Le marché intérieur
La réforme de la PAC
La réforme du budget communautaire: les paquets Delors
 
Vers l'Union économique et monétaire (UEM)
 
Le traité sur l'Union européenne
L'Espace économique européen (EEE)
 
Le quatrième élargissement
Le retrait de Jacques Delors et la nouvelle Commission Santer
 
Le traité d'Amsterdam
 
La fin de la Guerre froide et les changements géopolitiques en Europe

Le retrait de Jacques Delors et la nouvelle Commission Santer

Le retrait de Jacques Delors et la nouvelle Commission Santer


Les élections au Parlement européen se déroulent chez les Douze les 9-12 juin 1994. La participation électorale a encore baissé avec une moyenne de 56 % des inscrits contre 58,5 en 1989, 61 % en 1984, 63 % en 1979. Les écarts restent très grands. Les pays où le vote est plus ou moins obligatoire viennent en tête : Belgique 90 %, Luxembourg 86 %, Italie 74,8 %. La Grèce atteint 71,2 %. Dans la moyenne se situent l’Allemagne réunifiée 61,1 %, l’Espagne 54,6 %, la France 52,7 %, le Danemark 52 %. Sont en dessous de la moyenne l’Irlande 44 %, le Portugal 35,7 %, les Pays-Bas 35,6 %. La Grande-Bretagne reste à un niveau très bas : 36,4 %. Les trois futurs membres, qui n’ont pas participé aux élections européennes, enverront au Parlement à partir de janvier 1995 leurs représentants d’abord délégués par leurs parlements nationaux puis élus au suffrage universel.


Le nombre de parlementaires a été modifié pour tenir compte de la réunification de l’Allemagne qui obtient 99 députés au lieu de 81. La France, la Grande-Bretagne, l’Italie passent de 81 à 87, l’Espagne de 60 à 64, les Pays-Bas de 25 à 31, la Belgique, la Grèce et le Portugal de 24 à 25. Le Danemark reste à 16, l’Irlande à 15, le Luxembourg à 6. Au total 567 députés pour les Douze et 626 pour les Quinze.


La composition politique du Parlement a peu varié. Le groupe socialiste et le groupe du Parti populaire européen (centre droit) restent de loin les plus importants avec respectivement 198 et 157 sièges (les députés des nouveaux membres adhéreront pour moitié à ces deux groupes). Les autres groupes sont de petite taille. Pour atteindre la majorité absolue, les compromis restent nécessaires, essentiellement entre les deux grands groupes.


La première tâche du nouveau Parlement va être de participer à la désignation de la nouvelle Commission. Le traité d’Union européenne prévoit en effet : d’associer les parlementaires à cette procédure, alors que auparavant ils n’avaient que la possibilité – sans l’avoir jamais utilisée – de censurer la Commission nommée par le seul Conseil des ministres. Le chancelier Kohl ayant obtenu à Maastricht que le mandat de la Commission coïncide avec celui, de cinq ans, du Parlement, il faut après les élections européennes, renouveler la Commission nommée en janvier 1993.


Jacques Delors, président de la Commission depuis janvier 1985, avait réalisé en dix ans un travail considérable, donné une impulsion décisive en particulier pour l’ouverture du grand marché, la charte sociale, le traité d’Union économique et monétaire. Il n’était pas fédéraliste d’origine, mais pragmatique dans sa conception de l’intégration européenne. Il n’envisageait pas que les nations perdent leur identité dans l’Europe, mais savait aussi que la coopération intergouvernementale était très insuffisante et qu’il fallait développer un « mécanisme fédérateur » et aboutir à une « Fédération d’États-Nations » de forme originale. Mais les Britanniques, et d’autres gouvernements, s’inquiétaient de ces tendances fédéralistes comme du poids accru de la Commission. Il leur fallait un autre président.


Au Conseil européen de Corfou (24-25 juin 1994) la France et l’Allemagne soutiennent la nomination de Jean-Luc Dehaene, Premier ministre de Belgique dont la présidence du Conseil au second semestre 1993 a été particulièrement efficace. Ils sont suivis par les autres pays. Mais le Premier ministre britannique John Major met son veto, considérant Dehaene comme fédéraliste. Il refuse que cette forte personnalité poursuive – pendant cinq ans – la politique d’intégration de Jacques Delors. Prenant la présidence pour le second semestre 1994, le chancelier Kohl s’efforce de trouver un autre candidat. Il convoque un Conseil européen extraordinaire dès le 15 juillet et obtient que l’accord se fasse sur le nom de Jacques Santer, Premier ministre du Luxembourg, plus acceptable pour les Britanniques.


Selon les dispositions du traité sur l’Union européenne, le Parlement européen doit donner son accord pour la nomination de Jacques Santer. Le malaise provoqué par les conditions de sa désignation entraîne une approbation de justesse, le 21 juillet. Puis le nouveau président exerce – innovation de Maastricht – son droit de regard sur les nominations pour les gouvernements des autres membres de la Commission. Le Parlement de son côté, outrepassant la lettre du traité, fait comparaître individuellement les personnalités choisies afin d’affirmer son rôle. Jacques Santer ayant fait preuve de son autorité dans ce long processus, achevé le 29 octobre, obtient enfin l’approbation de la nouvelle Commission par les eurodéputés le 18 janvier 1995, avec une majorité plus large que prévu (416 voix contre 103 et 59 abstentions). Celle-ci est alors nommée par les gouvernements le 23 janvier et entre en fonction pour la période 1995-2000.


La nouvelle Commission compte vingt membres, au lieu de dix-sept précédemment. Le président Santer est assisté de deux vice-présidents : le Britannique sir Leon Brittan et l’Espagnol Manuel Marin. Parmi les nouveaux commissaires se trouvent d’importantes personnalités : Edith Cresson, ancienne Premier ministre de France ; Neil Kinnock, ancien leader du parti travailliste, Mario Monti, éminent économiste italien, le Français Yves-Thibault de Silguy, l’Italienne Emma Bonino. Plusieurs membres de la Commission Delors sont renouvelés dans la Commission Santer dont sir Leon Brittan, Hans van den Broek, ancien ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, le Belge Karel Van Miert, l’Allemand Martin Bangemann.

Nos documents

Le retrait de Jacques Delors et la nouvelle Commission Santer


Le retrait de Jacques Delors et la nouvelle Commission Santer

Le Conseil européen de Corfou (24 et 25 juin 1994)


"Le poste de M. Delors suscite des convoitises" dans Le Monde (30 avril 1994)

Discours d'Egon Klepsch (Corfou, 24 juin 1994)

"Un fantôme au dîner" dans The Irish Times (24 juin 1994)

"Le drame de Corfou rappelle les apparitions en scène du Premier ministre Thatcher" dans Frankfurter Allgemeine Zeitung (27 juin 1994)

"Gueule de bois en Europe" dans Die Presse (27 juin 1994)

"A Corfou, Londres bloque la succession de Delors" dans Libération (27 juin 1994)

"Paris et Bonn réaffirment leur soutien à Dehaene" dans Le Figaro (28 juin 1994)

Jean-Luc Dehaene

Franz Vranitzky, Souvenirs politiques

Interview de Jacques Santer: l'opposition britannique à la candidature de Jean-Luc Dehaene (Sanem, 3 mai 2006)

L'élection de Jacques Santer


Interview de Jacques Santer: les circonstances politiques de sa nomination à la présidence de la Commission européenne (Sanem, 3 mai 2006)

"Tourner en rond ?" dans La Libre Belgique (16 juillet 1994)

"L'Europe avec Santer" dans El País (17 juillet 1994)

"La Commission européenne pourrait jouer un rôle plus modeste" dans Le Monde (17 juillet 1994)

"Jacques Santer, sans gloire à la tête de l'Europe" dans Libération (22 juillet 1994)

"Le nouveau Parlement européen contrarie les dirigeants des Douze avec un fort vote de sanction à Santer" dans El País (22 juillet 1994)

Décision des représentants des gouvernements des États membres portant désignation du président de la Commission (26 juillet 1994)

Jacques Santer

Discours de Michel Rocard sur la nomination de Jacques Santer au poste de président de la Commission (Strasbourg, 21 juillet 1994)

Discours de Ben Fayot sur la nomination de Jacques Santer au poste de président de la Commission (Strasbourg, 21 juillet 1994)

Discours de Jacques Santer sur sa nomination au poste de président de la Commission (Strasbourg, 21 juillet 1994)

Discours de Klaus Kinkel sur la nomination de Jacques Santer au poste de président de la Commission (Strasbourg, 21 juillet 1994)

Discours de Pauline Green sur la nomination de Jacques Santer au poste de président de la Commission (Strasbourg, 21 juillet 1994)

Discours de Wilfried Martens sur la nomination de Jacques Santer au poste de président de la Commission (Strasbourg, 21 juillet 1994)

Discours de Gijs de Vries sur la nomination de Jacques Santer au poste de président de la Commission (Strasbourg, 21 juillet 1994)

Vote du Parlement européen portant approbation de la Commission Santer (Strasbourg, 18 janvier 1995)

Interview de Jacques Santer: les débats au Parlement européen sur sa nomination à la présidence de la Commission européenne (Sanem, 3 mai 2006)

La Commission Santer


Interview de Jacques Santer: la composition de la Commission européenne (Sanem, 3 mai 2006)

Interview de Jacques Santer: la répartition des portefeuilles (Sanem, 3 mai 2006)

Interview d'Édith Cresson: la Commission Santer (Paris, 29 janvier 2008)

Interview d'Édith Cresson: les relations entre les membres de la Commission Santer (Paris, 29 janvier 2008)

Interview d'Édith Cresson: la Commission Santer et le Parlement européen (Paris, 29 janvier 2008)

Jacques Santer

Sir Leon Brittan

Manuel Marín

"Ce mécanicien sait comment fonctionne la machine Europe" dans The Guardian (21 juin 1994)

"Honneur, chance et défi" dans Luxemburger Wort (18 juillet 1994)

Entretien avec Jacques Santer dans Luxemburger Wort (2 septembre 1994)

"Futur président de la Commission européenne, Santer impressionne" dans Le nouveau quotidien (26 octobre 1994)

Entretien avec Jacques Santer dans Politique internationale (1994)

Discours de Jacques Santer devant le Parlement européen (17 janvier 1995)

Entretien avec Jacques Santer dans Le Soir (20 janvier 1995)

"Les trois missions de Jacques Santer" dans Le Monde (24 janvier 1995)

Discours de Jacques Santer devant le Parlement européen (Strasbourg, 15 février 1995)

"La Commission adopte son rapport sur le fonctionnement du traité de l'Union européenne" dans Bulletin d'information et de documentation (10 mai 1995)

"Avec un cigare et une longue laisse" dans Die Zeit (23 juin 1995)

Mes albums
Créer un compte
Mot de passe oublié ?
Fin
© 2004-2013 CVCE